Ramananda XIVe siècle, un disciple de Ramanuja, transmit l'Atma Yoga. Il eut 12 disciples

Fondateur d'un mouvement religieux indien (xve). Ses adeptes défendent le principe de l'égalité entre les hommes et les femmes et égalité des castes.

Ramanuja au XIe siecle élargit la vision de Shankara. Il fut réactualisé par Ramakrishna, Aurobindo, Ramdas, Ma Anandamayi, Maa  au XlX et XXe siecle.
 

Pour Ramanuja  la vie spirituelle n'implique  pas, ici bas, une disparition de la personne se dissolvant en un Absolu transcendant. Mais l'individu peut  se réaliser comme  union de deux états de conscience distincts: la personne individuelle et l'être divin...

Ainsi au lieu de renvoyer à l'irréel et à l'illusion, il  professe un réalisme qui doit savoir reconnaître dans la plus petite parcelle d'être, l'authenticité de l'Être

La voie de Râmânuja (1077-1157) porte le nom de Vishistha-advaita ou non-dualisme qualifié. Où se situe la différence avec la doctrine de Shankara ?

Tout le monde est d'accord qu'il n'y a qu'une seule réalité, un seul réel sans second. Seul le Brahman existe.

Pour Shankara ce réel est Un, sans différenciation; et ce qui est perçu comme divers est illusion. 

Pour Râmânuja, l'Un est différencié et structuré. L'Un joue et se structure avec de multiples formes. Cette structure, c'est l'univers que nous avons sous les yeux. Le monde est donc réel. Il n'est pas de l'ordre de l'illusoire.

 L' Être Suprême possède seul la Plénitude et la Perfection de l'Être. Il est le seul existant éternellement et incontestablement de lui même , par lui même et pour lui même.... Pourtant d'autres êtres existent...  imparfaits, limités mais non illusoires...  c'est le cas notamment des dieux... Ces êtres ne peuvent être indépendants du Suprême. Ces multiples êtres ne sont ni séparés ni illusoires face à l' UN ...mais leur relation  à LUI reste à découvrir.. Le Suprême est dans l'Univers comme une âme dans Son Corps... 

L'Atma yoga appartient à l'école du Vishishadvaita, proposant une approche holistique d'éveil spirituel, qui intégre les grandes voies traditionnelles.
Ce yoga libère les canaux sacrés de la vie, par la respiration pranique, la dévotion et la libération des mémoires.
L'Atma-yoga est une réponse à nos besoins spirituels inconscients. Il stimule le subconscient pour ses besoins spirituels et mene à la réalisation de soi.Il rassemble toutes les activités humaines en vue de la réalisation de la Réalité ultime..
 
L'Atma Yoga s'appuie sur les enseignements des 3 grands Yogas: Bhakti, Kriya et Jnana.
Il relie l'action, l'amour et la sagesse.
 
Il s'agit d'une approche évolutive où l'éthique, la créativité, la relation, l'action, la relaxation, la contemplation et l'étude se complètent.
 
Cette pratique ne repose pas sur les performances, mais sur un véritable équilibre entre l'éthique, l'effort et l'acceptation. L'expérience qui en résulte est la connexion avec l'Esprit Universel, qui traverse toutes les choses. 
 
L'Atma Yoga est l'union du Kriya Yoga et du Jnana Yoga infusé avec l'esprit de Bhakti yoga (de pur amour divin.) En d'autres termes, il s'agit d'une combinaison de Bhakti et réalisations mystiques reçus dans une filiation spirituelle qui peut être retracée à Brahma, le premier étudiant des Védas. 
Kriya est l'action, Jnana est la connaissance. Bhakti, l'amour.
Le rétablissement de notre véritable identité à travers l'amour divin est un état d'être au-delà même des objectifs spirituels de libération. 
 
"L'efficacité est la preuve" - ​​pourquoi cela fonctionne: Le système de Yoga Atma et ses programmes connexes sont efficaces parce qu'ils sont basés sur la compréhension la plus complète de la psychologie humaine: que nous sommes à la fois un, et encore différent de Dieu. C'est le but final d'une voie spirituelle qui imprègne le processus de sa puissance et de l'efficacité.
L'Atma Yoga est une voie puissante de réalisation divine.
 
Cette forme de vedānta appelé encore non-dualisme qualifié se distingue du non-dualisme de Shankara parce qu'il admet que le Brahman soit doué d'attributs en nombre infini. Parmi ses attributs : le pouvoir de création, l'univers, les âmes individuelles (Jiva). Il s'agit donc d'une forme de vedānta théiste, d'obédience vaishnava. Dans sa perspective, l'identification de la réalité universelle (brahman) avec le seigneur suprême ishvara identifié à Vishnou s'oppose donc délibérément au vedānta de Shankaracharya, fondé sur la conception exclusive du brahman comme principe non-agissant et non-qualifié (nirguna). Ces deux courants du vedānta, celui de Shankaracharya et celui de Rāmānuja sont également non-dualistes, mais tandis que Shankara privilégie la connaissance (jñāna), pour parvenir à la délivrance (mukti), Rāmānuja affirme que la dévotion (bhakti), fondée sur l'adoration exclusive et totale du Seigneur suprême, est la plus haute forme de connaissance. Lors de la délivrance, l'âme ne se fond pas dans le brahman impersonnel, mais elle conserve son individualité en jouissant de toutes les faveurs et relations spirituelles avec le Seigneur dont elle devient en quelque sorte l'épouse soumise. Une autre différence caractéristique porte sur la réalité du monde: tandis que Shankaracharya considère la manifestation universelle comme une illusion (māyā) produite par l'ignorance (avidyā), Rāmānuja la considère comme réelle et produite par le Seigneur suprême, dont elle manifeste les qualités infinies.
 
Dans la tradition brahmanique, le Vishistādvaita Vedānta de Rāmānuja appartient à la lignée (ou "transmission") vishnouïte (vishnusampradaya) tandis que l'Advaita Vedānta de Shankaracharya relève de la transmission shivaïte (shivasampradaya).
 Et l'Atma yoga élargit les lignées avec les réalisations de Sri Aurobindo et Ramakrishna. 

Ramanuja fut un philosophe du védanta inspiré par les Alvars.

Les Alvars (ceux qui sont immergés en Dieu), étaient douze saints-poètes tamouls de l'Inde du Sud, qui vécurent entre les VIe et Xe siècles en adhérant à la « dévotion » ou bhakti envers Vishnu et ses avatars tels Krishna et Rāma, dans leurs chants extatiques.

Il s'agit exclusivement de vishnouïtes, du Tamil Nadu, qui aidèrent à faire revivre la pratique de la dévotion hindouiste bhakti écrivant des hymnes suivant leurs pélerinages et donc les visites des temples qui les accueillaient. On compte parmi eux une femme, Andal. L'ensemble formé par leurs hymnes est connu sous le nom de Nalayira Divya Prabandham qui se traduit par: La Collection sacrée de 4000 chansons. Les douze saints sont ainsi: Andal, Periyalvar, Kulasekalvar, Tirumalisai, Tondaradipodi Alvar, Tirupanalvar, Maturakavi, Tirumankai, Nanmalvar, Poykai, Putam et Pey. Les prières de ces saints sont encore de nos jours récitées dans des temples dédiés à Vishnu sur le sous-continent indien.